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« Veillez et priez. » Matthieu 26:41
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Jour 17) La confession : la joie de la miséricorde

            Chers Priants,

 

            Nous avons vu que le baptême est le sacrement qui pardonne les péchés. Normalement, avec la grâce baptismale, nous ne devrions plus pécher, car nous avons désormais toutes les grâces nécessaires pour cela !  Cependant, nous le savons, nous tombons, et même souvent. Heureusement, dans sa miséricorde, le Seigneur a institué le sacrement de la confession qui renouvelle la grâce de notre baptême.

Pourquoi se confesser à un prêtre ?

            « Moi – dit Jésus – je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn 14, 6). Autrement dit, Jésus est le seul médiateur pour aller au Père, et il est indispensable de passer par lui. Je ne peux donc pas dire : « Moi, je me confesse à Dieu le Père directement, je n’ai pas besoin d’intermédiaire ». Si ! Il y a toujours l’incontournable médiation de Jésus. Dans sa médiation divine, le Christ a reçu le pouvoir de pardonner les péchés : c’est lui qui nous a sauvés par sa Croix. « En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison.” Il se leva et rentra dans sa maison. Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes » (Mt 9, 5‑8).

            Cela nous conduit à la transmission de ce pouvoir du Christ à ceux qui sont chargés de la représenter sur terre, les prêtres : « 22 Jésus souffla sur eux et il leur dit : “Recevez l’Esprit Saint. 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus” » (Jn 20, 22‑23). Jésus avait déjà donné ce pouvoir de façon solennelle et complète à Pierre : « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux” » (Mt 16, 19).

            Evidemment, ça paraît plus facile de s’accuser « directement à Dieu », mais dans sa sagesse, Dieu a voulu qu’il y ait cette médiation des prêtres. Mesurons-nous le grand cadeau que le Seigneur nous fait ? En effet, cela nous permet d’objectiver nos péchés, et cela permet surtout de recevoir avec certitude objective le pardon de Dieu : « au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, je te pardonne tous tes péchés ». Cette médiation humaine permet aussi de bénéficier de conseils et d’encouragements pour avancer sur le chemin de la sainteté. Dans le secret absolu et inviolable du confessionnal, le prêtre n’est pas là pour être un juge, mais pour être un médecin !

Le déroulement du sacrement de confession

            Il y a quatre étapes dans une confession. La première se déroule avant la rencontre avec le prêtre : c’est la contrition. On recherche dans sa conscience ses péchés (pour s’aider : les dix commandements Dt 5, 6-21 ou Ex 20, 1-17 ; ou considérer les quatre relations : à Dieu, aux autres, à soi, aux choses créées), et on les regrette. Sans regret ni volonté de ne pas recommencer, comment pourrait-il y avoir pardon ? De même, comment pourrait-on recevoir le pardon si on cache délibérément un péché, c’est-à-dire si on ment par omission ? A cette étape, c’est déjà Dieu qui nous appelle à revenir vers lui, par l’Esprit Saint, comme le Père de la parabole de l’enfant prodigue (Lc 15).

          Puis vient la deuxième étape, l’aveu des péchés. C’est le début de la confession proprement dite : on dit au prêtre les péchés dont on se souvient. Suit alors éventuellement un petit échange avec le prêtre, et on récite un acte de contrition (cf. prière à la fin de la méditation).

           Vient la troisième étape : l’absolution. Par une formule trinitaire, le prêtre, au nom de Dieu, pardonne les péchés (y compris ceux qui étaient involontairement oubliés). Voilà la grande joie, partagée : pour le pénitent d’être pardonné, pour le prêtre d’avoir été l’instrument du pardon divin, et pour Dieu de voir un pécheur réconcilié avec Lui ! (cf. Lc 15, 32)  La confession est comme un nouveau baptême.

        Enfin, quatrième et dernière étape, la satisfaction. Au cours de l’échange, le prêtre a donné une « pénitence », c’est-à-dire une prière ou une chose à faire qui permettent, dans la communion des saints, de réparer le plus possible les conséquences des péchés commis. N’oublions pas que la confession donne une très grande grâce pour prendre un nouveau départ dans la vie spirituelle, pour avoir la force de lutter contre ses tendances, et pour grandir en sainteté. N’hésitons pas à la recevoir tous les mois !

Résumons

            Dans son amour et sa tendresse, Jésus, le seul médiateur, qui nous a obtenu le pardon de nos péchés sur la Croix, a voulu que les prêtres soient associés à sa médiation et, en son nom, pardonnent les péchés. Le sacrement de la confession est l’application, sur les péchés regrettés et avoués, de l’infinie miséricorde du Seigneur. Et Dieu nous donne alors la grâce de prendre un nouveau départ !

Prions – Acte de contrition

            Mon Dieu, j’ai un très grand regret de T’avoir offensé, parce que Tu es infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché Te déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Ta sainte grâce, de ne plus T’offenser et de faire pénitence.

Pour aller plus loin

- Dans la Bible, la parabole du Fils prodigue : Lc 15.

CEC 1420-1498, en particulier les n°1440-1470.

Youcat n°224-239.

 

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