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« Veillez et priez. » Matthieu 26:41
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Jour 21) Comment agir en chrétien ? Les fondements (2/2)

            Chers Priants,

 

            Hier, nous avons souligné que notre vocation au bonheur avec Dieu est la règle principale de notre agir chrétien. Nous avons vu ensuite comment un acte libre se structurait, et quelle est l’implication de la raison et de la volonté dans le choix. Essayons aujourd’hui de donner des éléments pour affiner le discernement.

L’objet, l’intention et les circonstances

            Comment savoir si ce qu’on fait est bien et me rapproche de Dieu, ou si cet acte est mauvais, m’ éloigne de Dieu ? Au fil des siècles, la sagesse chrétienne a rassemblé des éléments de discernement.

           On peut distinguer en tout agir l’objet proprement dit, ce qui est fait ; l’intention avec laquelle je le pose ; et les circonstances, tous les éléments extérieurs, qui comprennent les moyens, les conséquences, les acteurs en jeu, etc. On peut dire qu’un acte est bon si l’objet, les intentions et les circonstances sont bonnes. Par exemple, je peux offrir une tablette de chocolat (acte bon), mais avec une mauvaise intention (en espérant que l’autre ait une indigestion !). Inversement, je peux avoir une bonne intention (rembourser une dette), mais en posant un acte mauvais (voler mon voisin).

Le mal ne doit jamais être fait, même pour qu’il en advienne un bien (Rm 3, 8)

            Une tentation courante est de dire que si l’intention est bonne, l’acte est bon, quel qu’il soit. On dit aussi « la fin justifie les moyens ». Ou encore, on évalue l’acte selon les conséquences plus ou moins positives. Or rien de ceci n’est chrétien. Saint Paul l’affirme très clairement « Faut-il dire : “Faisons le mal pour qu’il en sorte du bien”, comme certains nous accusent injurieusement de le dire ? Ceux-là méritent leur condamnation » (Rm 3, 8). Il n’est jamais permis de faire le mal, même pour un bien. Sinon, on peut tout justifier ! Jean Paul II, dans son encyclique Veritatis Splendor déclare au n°80 : « La raison atteste qu’il peut exister des objets de l’acte humain qui se présentent comme ‘ne pouvant pas être ordonnés’ à Dieu, parce qu’ils sont en contradiction radicale avec le bien de la personne, créée à l’image de Dieu. Ce sont les actes qui, dans la tradition morale de l’Eglise, ont été appelés ‘intrinsèquement mauvais’ : ils le sont toujours et en eux-mêmes, c'est-à-dire en raison de leur objet même, indépendamment des intentions ultérieures de celui qui agit et des circonstances ». Le saint pape rappelle alors quelques-uns de ces actes déclarés intrinsèquement mauvais par Vatican II (Gaudium et Spes n°27) : le génocide, l’avortement, l’euthanasie, le suicide délibéré, la torture physique ou morale, l’esclavage, la prostitution… (le n°1756 du Catéchisme ajoute : le blasphème, le parjure, l’adultère). Je précise cependant que la responsabilité personnelle des personnes qui commettent ces actes est plus ou moins grande selon les circonstances, les pressions, la conscience de la gravité, etc.

La « Règle d’or »

            Il y aurait beaucoup de réflexions à prolonger, mais pour terminer, voici quelques affirmations qui peuvent guider notre agir chrétien.

            « Tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux » (Mt 7, 12 ; cf. Lc 6, 31 ; Tb 4, 15). Voilà la règle d’or ! Elle est la forme positive d’une autre parole de sagesse : « Ne fais à personne ce que tu redoutes pour toi ».

            En somme, ce qui doit nous guider, en plus des dix commandements qui sont toujours un repère sûr (adorer Dieu seul, ne pas blasphémer, respecter le jour du Seigneur, honorer son père et sa mère, ne pas tuer, ne pas commettre d’adultère, ne pas voler, ne pas porter de faux témoignage, ne pas convoiter la femme du prochain, ne rien convoiter de son prochain), c’est la charité : « La Loi dit : Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras pas. Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Rm 13, 9). Faire le bien rend bon !

Résumons

            Lorsque l’on cherche à discerner pour bien agir, on ne peut pas se limiter à l’intention. Il faut que l’objet de l’acte soit bon, car il n’est jamais permis de faire le mal, même pour en obtenir un bien. Si les dix commandements (Dt 5, 6-21; Ex 20, 2-7) donnent d’excellents repères, le critère par excellence est la charité : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres » (Jn 13, 34 ; 15, 9). La charte des béatitudes (Mt 5, 3-12) est aussi un guide sûr.

Prions

            Seigneur Jésus, tu nous as créés libres afin que nous puissions t’aimer en vérité et aimer notre prochain comme nous-mêmes. Donne-nous ta grâce, afin que nous puissions toujours éviter ce qui est mal, quel qu’en soit le prétexte, et que nous puissions faire aux autres tout le bien que nous pouvons désirer pour nous-mêmes. Amen.

Pour aller plus loin

- CEC1691-1876, en particulier aujourd'hui les n°1750-1761 le n°1789, et les n°2052-2082.

Youcat n°291-292 et 348-351.

- Pour approfondir : Jean-Paul II, Veritatis Splendor

 

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